Les maisons à pans de bois

Des richesses architecturales et historiques

Le patrimoine architectural local

Autour de la Place Emile-Mauguet, rue Emile Giros, 3 maisons à pans de bois du XVIème siècle se distinguent et donnent au centre-ville une idée de son aspect d’autrefois.
Ces maisons typiques champenoises se trouvent au coeur du centre-ville, proches de l'église Notre-Dame.

La maison "Parcollet"

Au n° 17, la Maison dite ‘Parcollet’, du nom d’un des anciens propriétaires, est la plus connue et la plus pittoresque. Elle a été classée Monument Historique en 1945. Caractérisée par ses murs en colombage faits de boue de route mélangée à de la paille et tassée entre les pièces de bois verticales et croisées. Elle possède des étages dits « en encorbellement », celui du haut avançant sur celui de dessous, maintenus par des poutrelles en saillies formant modillons ; enfin son toit aigu surplombant notablement les façades de manière à abriter une galerie qui règne au-dessous de l’étage et soutenu dans son avancée par une charpente apparente. 

La maison "de Rozières"

Au n°4, la Maison de Rozières,  (du nom du propriétaire en 1571). Sa façade et sa charpente sont en bois de marronnier, essence fréquemment utilisée autrefois à cause de sa propriété d’éloigner les araignées. Sur la façade, deux têtes de salamandre, symbole de François 1er, ornent les extrémités de la sablière, poutre qui sépare le rez-de-chaussée du premier étage. sur l'une d'elles une phrase en latin :  " Stet domus hSec donec fluctus formica marinos Ebibat et totum testudo perambulet orbem."  (Que cette maison reste debout jusqu'à ce qu’une Fourmi ait bu la dernière goutte d’eau de la mer et qu’une tortue ait fait le tour du Monde).

Une demeure historique

Sur la façade du n°31 se trouve mentionné ‘Charles François’, propriétaire de la maison en 1591. Selon un témoignage historique, c’est à cet emplacement, qu’au moment du siège de 1544, fut tué par un boulet de canon le Capitaine Lalande. Les poutres du haut sont décorées d’une série d’entailles verticales régulièrement espacées entre lesquelles sont intercalées deux par deux les lettres du nom des propriétaires d’alors : Catherine Percon, Pierre François, Nicole François.